L'insuffisance de reconnaissance des acquis et des compétences peut être considérée comme l'un des principaux obstacles à l'insertion professionnelle des personnes immigrantes. Pourtant, toute personne immigrante, à plus forte raison si elle désire intégrer le marché du travail, a besoin de faire reconnaître ses acquis scolaires, extrascolaires ou expérientiels, afin de pouvoir transférer ses compétences dans la société d'accueil.

Une partie de l'offre existante est spécifiquement réservée aux personnes immigrantes (avis d'équivalence du MRCI, équivalences de diplômes et de formations délivrées par les ordres professionnels, etc.), mais celle-ci apparaît à la fois très limitée et peu accessible aux personnes à qui elle est destinée.

Du côté de l'offre non spécifique, il existe tant d'acteurs et de pratiques qu'il est facile de s'y perdre : le réseau scolaire et ses différentes méthodes d'évaluation et de reconnaissance, Emploi-Québec et son régime de qualification, les comités sectoriels et leurs normes de compétences professionnelles, etc. Par ailleurs, la question de l'accès à la formation manquante se pose avec autant de force que celle de la reconnaissance.

QUE FAISONS-NOUS ?

• Information des intervenants et des personnes immigrantes sur l'offre en RAC:
Production et diffusion d'un guide sur l'offre de service en reconnaissance des acquis et des compétences au secondaire.
• Sensibilisation des différents acteurs sur les besoins des personnes immigrantes en matière de RAC et sur les difficultés d'accès auxquelles elles sont confrontées :
Présentation d'un avis au Conseil supérieur de l'éducation.
• Actions pilotes :
Projets ingénieurs et infirmières développés en étroite collaboration avec les ordres concernés.
• Concertation entre les différents intervenants dans le dossier :
Création d'un comité de travail au sein du CAMO-PI où les principaux acteurs sont représentés.